49ème Rallye Moto du Beaujolais

avec

n16 | MENERET Florian | APRILIA 1100 | MAXI RALLYE

 

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Le déroulement d'un rallye

 

Un rallye se compose de plusieurs étapes :

Quelques jours avant le rallye, les concurrents peuvent prendre leurs repères sur le parcours. La route n'est cependant pas fermée à la circulation, comme c'est le cas pendant la course. Les reconnaissances se font en voiture, à pied, à vélo, etc. Le principal est que cela ne soit pas fait à moto. Pendant celles-ci, le pilote peut prendre des notes sur les trajectoires à prendre. Ceci lui permettra d'anticiper les difficultés et d'affiner les réglages de sa moto.

Avant le départ, il y a le prologue. C'est un premier tour qui permet aux pilotes de reprendre les trajectoires travaillées lors des reconnaissances. Les sensations sont différentes à moto, il est donc important comme passage.

Chaque étape est composée de «spéciales», le seul but est d'effectuer le meilleur chrono. Ces spéciales sont longues de 2 à 5 km. Comme les motos sont lancées à plus de 150 km/h sur des routes étroites et sinueuses, chaque détail est à prendre en compte au moment de la phase de reconnaissance.

Le déroulement des spéciales est plutôt simple: les pilotes s'élancent les uns après les autres sur la même route, à intervalles réguliers, généralement toutes les 30 secondes. Le vainqueur n'est pas celui qui franchit la ligne d'arrivée en premier, mais celui qui établit le meilleur temps. Le classement final d'un rallye s‘établit en cumulant les temps des pilotes lors de chaque spéciale.

Tout au long du parcours, le pilote doit suivre scrupuleusement un horaire précis qui l'oblige à faire pointer sa moto à chaque contrôle horaire dans la minute de son temps idéal fixé par l’organisation.

Après la zone d'assistance, le pilote emprunte un parcours routier en suivant les indications du road-book délivré par l'organisateur, sur lequel sont mentionnés toutes les distances et changements de direction. Ce trajet doit être effectué dans le respect de la réglementation routière au sein du trafic local.

La moto se présente au départ de la première épreuve chronométrée.

Pour chaque pilote, un seul but, réaliser le meilleur chrono sur la spéciale – une route fermée à la circulation. Les temps sont mesurés par des cellules photoélectriques au départ et à l’arrivée grâce à la cellule reliée à la moto. Les pilotes enchaînent avec un nouveau tronçon routier afin de se diriger vers les épreuves suivantes, avant de revenir au parc d'assistance pour la pause technique de la mi-journée. Le parcours effectué dans la matinée comprend en moyenne trois à quatre épreuves chronométrées. Les concurrents repartent l'après-midi pour un second tour identique avec, en conclusion de l'étape, un nouveau passage à l'assistance.

Le vainqueur du rallye est le concurrent ayant disputé l'intégralité du parcours dans un temps minimum. Le classement général est établi en additionnant les chronos (minutes, secondes et dixièmes de seconde) réalisés par chaque pilote dans les spéciales, en tenant compte d'éventuelles pénalités écopées tout au long du parcours.

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Les reconnaissances


Avec Florian qui est au volant de sa Porsche 944 qu'il a modifiée lui-même, on part découvrir la route afin qu'il puisse analyser et travailler ses trajectoires avant la course. On y croise des participants en camion, à voiture et à vélo.

Florian ne prend pas de notes et garde tout en tête.

A quelques jours du rallye, je consacre mon temps sur les épreuves spéciales.

On commence par de bonnes recos, je ne suis pas enthousiaste aux spéciales, mais bon on n’a pas le choix. Des passages en voiture, mais aussi à pied, de l’analyse pour trouver la bonne trajectoire. Il faut se projeter à moto, c’est toujours un exercice compliqué.

Au fur et à mesure, je trouve du plaisir dans la spéciale de Montmelas.

 

 

Les préparatifs


Après la réception des suspensions assouplies, les essais sur routes seront concluants, un bon feeling du train avant.


La veille de la course, je commence par une casse de remorque à 2km de la maison, problème réglé en peu de temps. Ensuite je vais chercher un support de levier d’embrayage chez Aprilia car le filetage du rétroviseur est mort… 2 semaines d’attente, merci Piaggio !


Quand la météo est variable, c'est toujours compliqué pour le choix des pneus. Il faudrait jongler entre la monte sèche et pluie. Je décide de ne pas me prendre la tête, quitte à perdre un peu si c’est sec et pour ne pas perdre beaucoup si c’est mouillé, ce seront les Road5.


 

 

Une fois sur place, le barnum installé, Florian attaque les dernières installations.

Encore de la mécanique, suite à la réception tardive du support de rétroviseur chez Aprilia.

 

 

Tout(e)s les participant(e)s sont installé(e)s sous leur barnum.

C'est l'heure des dernières préparations.

Florian se sert de sa voiture comme atelier et fera des allers retours chez lui la nuit avant la course. D'autres participant(e)s ont des camions aménagés et d'autres de simples tentes.

 

 

Les dernières installations sont terminées, il est temps d'aller s'inscrire. Une fois les papiers remplis et validés, il récupère ses numéros et les installe aussitôt afin de passer au contrôle technique.

Les fonds de plaques : 

- jaune pour la catégorie : Elite 

- rose pour la catégorie : Féminine 

- blanche pour les autres catégories

- Les numéros de course noir

Florian portera le numéro 16 sur sa Aprilia 1100 dans la catégorie Maxi Rallye (correspond au multi cylindres de + de 950 cc).


 

 

 

 

Le contrôle technique

Le pilote est en tout temps responsable de sa machine.

Les pilotes doivent présenter leur machine au contrôle technique munis:

- du certificat d’immatriculation ;

- de leur équipement complet combinaison cuir 1 ou 2 pièces reliées, protection dorsale (norme EN 1621-2) ou gilet airbag avec dorsale intégrée autorisé(marqué EN 1621-2, casque (norme ECE 22-05), bottes et gants cuir marqués CE;

Après une vérification des normes de la moto et de l'équipement, il termine par un contrôle du niveau sonore de la machine.

Pendant l’épreuve, les motocycles peuvent être examinés à n’importe quel moment pour s’assurer qu’aucune pièce marquée n’a été changée. A l’issue de l’épreuve, les Commissaires Techniques vérifieront si aucune irrégularité n’a été commise.


 

 

 

 

 

Les concurrents doivent obligatoirement être présents au briefing sous peine d'une pénalité de 10’'. Ils émargeront ensuite une feuille de présence pour confirmer leur participation.


Planning de la journée :

SAMEDI 11 MAI 2019

  • 8h30 : Départ du tour de reconnaissance en face de la salle des fêtes à BLACÉ : 50kms
  • 10h45 : Départ 1ere étape, 2 boucles de 120kms et 112 kms comportant 6 spéciales :
    • ES Les Croix à partir de 10h30, 11h45, 13h13
    • ES Montmelas à partir de 10h30, 12h40, 14h30
  • 15h15 : Départ 2ème étape, 1 boucle de 120kms comportant 3 spéciales :
    • ES Les Croix à partir de15h30, 17h10
    • ES Montmelas à partir de 16h00
  • 19h30 a 21h45 : assistance / pause
  • 21h45 : depart 2éme boucle 112 kms : comportant 3 spéciales
    • ES Montmelas : 22h00, 23h30
    • ES Les Croix : 22h20


Les concurrents reçoivent le road book complet sous forme de fléché, 10 jours minimum avant l’épreuve.

A l’issue du briefing, le road book sera considéré comme bon. Aucune réclamation ne sera acceptée à ce sujet après le briefing. Au moment du départ, les pilotes recevront leur feuille de route (carton de pointage) avec leur carnet d’infraction au verso.

 

 

Toutes les motos sont prêtes et tou(te)s les pilotes peuvent maintenant profiter de leur soirée.


 

 

La course


Le pilote a pour seul adversaire : le temps.

 

 

 

 

Au prologue, ça se passe pas mal, le passage à blanc confirme qu’il n'est toujours pas évident de projeter sa vitesse de reco en voiture à course en moto…

ES1 : 19ème, cette spéciale est très courte
ES2 : malgré un passage sur le sec, où le road 5 ne sera pas un avantage, la moto est globalement saine, la spéciale sera annulée suite à une chute, je me trouvais dans les 20-25

 

 

Florian commence à s'intéresser aux sports mécaniques assez jeune:

J'ai commencé le 2 roue motorisé à 4ans, avec un mini solex fabriqué par mon papa. S'en est suivi des courses de mobylettes dans le jardin familiale avec mon grand frère, sur des machines improbables, puis la restauration de cyclos sports des années 70 et de voitures anciennes. Après quelques temps à optimiser des voitures pour faire du circuit, de l'enduro moto et du voyage toujours à moto, je me dirige pour essayer, en 2015, le rallye. J'en suis mordu depuis ce jour.

Ce rallye est le 49ème du Beaujolais qui compte 177 participant(e)s, sera le 24 ème rallye auquel Florian participe.

 

 

ES3 : pluie, voilà je suis tendu !!!! 37eme
ES4, toujours sur le mouillé mais pas pour tout le monde, résultat à la rue
Les ES 5 et 6 seront annulées à cause du retard. Je suis 35 de l’étape 1

 

 

La météo est capricieuse entre averses et éclaircies, sans oublier le vent. L'état de la route est en perpétuel changement, ce qui fait forcément changer les trajectoires et les comportements. Tou(te)s les pilotes doivent s'adapter et repenser aux repères pris durant les reconnaissances lors de leurs passages.

 

 

Dernière préparation avant la nuit

Il y aura avant le départ un contrôle de l'éclairage.

- Le contrôle du bon fonctionnement de l’éclairage aura lieu au cours des vérifications techniques et avant le départ de l’éventuelle étape de nuit.

- Les batteries additionnelles doivent être fixées de telle manière qu’elles présentent toutes les garanties de sécurité.

- L’éclairage avant et arrière doit fonctionner simultanément.

- Les projecteurs additionnels « longue portée » devront être couplés avec ceux d’origine en position route. De plus, un interrupteur devra pouvoir couper l'alimentation des phares additionnels.

- Les supports de projecteurs additionnels doivent présenter toutes les garanties de sécurité (pas de parties coupantes ou saillantes).

- L’immatriculation doit être réglementaire et la plaque de police doit rester lisible et éclairée pendant toute l’épreuve.

Florian installe les phares pour l'étape de nuit.

Lors des précédents préparatifs, il a effectué un premier montage des phares qui lui a permis de faire des marques pour faciliter l'installation et lui permettre d'aller plus vite au moment du montage à l'arrivée de l'étape de nuit.

 

 

 

Pause repas et ravitaillement

Il est temps de remplir le réservoir d'essence avant de repartir mais aussi le ventre pour reprendre des forces.

 

Départ pour l’étape 2 de jour.

Première ES, 60ème, 2ème 32ème, place à la vraie nuit désormais, avec des résultats qui seront similaires.

La nuit avec la pluie, je ne me suis pas senti à l’aise.

 

 

 

 

Remise des prix


Florian n'aura pas le résultat qu'il espérait mais ne regrette en rien sa participation.

Je me suis quand même bien amusé avec mes compagnons de routes, Paul, Julien, Eric, et Pascal, un régal !


Prochain rdv au Rallye du Dourdou, le 12-14 juillet où Florian sera cette fois-ci en side car avec Franck Bacon sur une KTM 1190 RC8.


Source FFM

Source 1 , 2

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